28 novembre 2005
Humliations et autres petites contrariétés!
Madame hier soir me dit : "Pedro, il m'agace de plus en plus!, c'est toujours moi-je..." Pedro c'est mon beauf, money adict lui aussi quelquepart, mais lui, contrairement à moi est attiré par l'argent qui le lui rend bien. Il possède une affaire en banlieue qui marche bien, et non content de celà, il a décidé de créer un site marchand sur internet-dont je me garderai bien de vous communiquer l'adresse, non mais!!! - qui produit apparemment de bons résultats.
Au ton de Madame, j'ai bien senti que ce qui l'agaçait en fait c'était son insolente - mais méritée, quoiqu'il m'en coûte de me l'avouer - réussite. La vraie cible en réalité, c'était moi, qui étais très loin de rencontrer les mêmes succès.
Je ne saurais vous dire à ce moment là, l'intensité de la colère, la rage de l'impuissance qui régnait en moi. Je redevenais cet enfant de 7ans qui enrageait de voir ses copains partir en vacances, et qui était contraint de vivre une monotonie familiale qui le maintenait en état de perpétuelle frustration.
Que pouvais-je répondre à Madame? Il me fallait bien l'admettre,je n'étais capable de fournir aucune explication suffisemment crédible qui eût la vertu de l'apaiser. J'étais pareil qu'un ballon rempli d'un gaz fielleux, et qui ne pouvait soulager péniblement son trop plein que par un à peine audible pffff!!!!
25 novembre 2005
Il y a 2 personnes en toi ! ( A l'entourage)
Il y en a une que j'aime. Tu es gai, optimiste, courageux, ouvert aux autres, tu aimes la vie et je crois que tu nous aimes sincèrement.
Il y en a une autre que je déteste. Tu es menteur, tricheur, tu fuis la vie. Tu nous blesses , même si ce n'est pas intentionnellement. Je ne peux plus vivre avec cette personne. Je te quitte, je dois me protéger de ta folie, et protèger les autres. C'est le seul acte d'amour que je puisse faire en la circonstance. C'est de ne pas t'accompagner dans ta déraison. Je n'ai que pour t'aider ma compassion, et non ma pitié. Cherches, trouves une solution. Je t'attendrai pattiemment.
Inspiré d'une histoire vécue
24 novembre 2005
Etat d'urgence!
J'aurai passé ce mois de novembre dans une galère financière inégalée jusqu'à ce jour. Aucune rentrée (ou presque) d'argent ce mois-ci, et il faut que je sorte absolument 1000 euros à la fin du mois. Et là, je ne sais plus quoi faire; m'en faire prêter?? Mais par qui? La banque? N'en parlons pas! Ma famille??? il ya un bout de temps que je suis tricard sur le sujet. Mes amis???Ils croient que je ne suis intéressé que par leur argent. Mon téléphone ne sonne plus guère, sauf rappel plus ou moins amical de mes créanciers, ou dans un autre registre, des instituts de sondage, ou autre organismes me proposant de bénéficier de ristournes fiscales si je leur achète au prix fort des fenêtres isolantes...Quant à mes mails dont j'attends qu'ils m'apportent un peu d'espoir, en dehors de girl sexy nue et sa webcam, prozac, viagra et compagnie, je scrute désespéremment mon écran, où on m'informe en bas à droite : Pas de nouveaux messages!
Ces galères de fric me mettent sur le banc de touche de ma vie. J'ai l'impression d'assister à un match perdu d'avance. Madame ne m'a pas encore vraiment traité de minable, mais ça ne saurait tarder. Mon encéphologramme est plat, désespérément plat, comme si j'avais été bourré de coups de poings. Pour avancer dans la vie , il faut un horizon dégagé et des points de repère. Ma visoin aujourd'hui se limite à la pointe de mes souliers, ne sachant de quoi demain sera fait! J'ai l'impression d'être stérile; D'ailleurs même ma libido en souffre!!!
La money addiction est un mal sournois, honteux, qu'on tait parce qu'on a le sentiment que personne nepeut nous comprendre. Là, y'a pas de doutes je suis dans la phase aigûe - et fatale???- de la maladie.
pHOTO SATELLite d'unE (Ma) DépreSSion???
Non! Simplement le ciel vu de mon grenier. D'ailleurs, en y regardant de près , y'a un p****N de pigeon qui a chié sur la fenêtre de mon astrolab!
08 novembre 2005
L'addiction va être salée
Addiction : Définition
« La toxicomanie est la rencontre d’un individu en difficulté avec un produit, dans un environnement socio-économique particulier » Claude Olievenstein.
Cette définition nous montre que le produit n’est pas la seule chose
à considérer dans le phénomène de la toxicomanie. Il est important de
replacer le produit par rapport au consommateur qui se situe lui-même
en rapport avec son histoire individuelle et familiale. Un autre
facteur important à considérer est l’environnement social du sujet
consommateur.
De ce fait, cette définition permet d’éviter l’idée
reçue selon laquelle la toxicomanie serait due à une cause unique,
qu’elle soit individuelle, familiale ou sociale.
Définition d’une drogue
Tabac, alcool, cannabis, héroïne, cocaïne…etc. : toutes ces drogues sont des substances psychoactives, c’est-à-dire des substances qui agissent sur notre cerveau :
- en modifiant l’activité mentale, les sensations et le comportement
- en provoquant des effets sur le corps, effets qui diffèrent selon chaque produit.
Actuellement, on ne parle plus d’alcoolisme, de toxicomanie de façon différenciée mais d’addictions. Le mot addiction vient d’un mot latin qui signifie « contrainte par le corps » Le concept d’addiction permet de se centrer non plus sur le produit lui-même mais sur les comportements qui entraînent la consommation d’un produit. La prise en charge est donc globale, à la fois biologique, psychologique et sociale ce qui permet de tenir compte de chaque personne dans sa singularité.
Critères pour le diagnostic de trouble addictif (Goodman, 1990)
A : Echecs répétés de résister à l’impulsion d’entreprendre un comportement spécifique.
B : Sentiment de tension augmentant avant de débuter le comportement.
C : Sentiment de plaisir, de soulagement en entreprenant le comportement.
D : Sentiment de perte de contrôle pendant la réalisation du comportement.
E : Au moins 5 des items suivants :
1. Fréquentes préoccupations liées au comportement ou aux activités préparatoires à sa réalisation.
2. Fréquence du comportement plus importante ou sur une période de temps plus longue que celle envisagée.
3. Efforts répétés pour réduire, contrôler ou arrêter le comportement.
4. Importante perte de temps passé à préparer le comportement, le réaliser ou récupérer de ses effets.
5.
Réalisation fréquente du comportement lorsque des occupations
occupationnelles, académiques, domestiques ou sociales doivent être
accomplies.
6. D’importantes activités sociales, occupationnelles ou de loisirs sont abandonnées ou réduites en raison du comportement.
7.
Poursuite du comportement malgré la connaissance de l’exacerbation des
problèmes sociaux, psychologiques ou physiques persistants ou
récurrents déterminés par ce comportement.
8. Tolérance : besoin
d’augmenter l’intensité ou la fréquence du comportement pour obtenir
l’effet désiré ou effet diminué si le comportement est poursuivi avec
la même intensité.
9. Agitation ou irritabilité si le comportement ne peut être poursuivi.
F : Certains symptômes du trouble ont persisté au moins un mois ou sont survenus de façon répétée sur une période prolongée.
Classification des addictions (avec ou sans produits)
Sous le terme « addictions » sont regroupés différents comportements tels que :
- l’alcoolisme
- la toxicomanie
- le tabagisme
- la dépendance aux médicaments (par ex. benzodiazépines)
- les troubles de l’alimentation (boulimie, anorexie)
- le jeu pathologique - l’addiction au travail (=workaholism)
- l’addiction sexuelle
- les achats pathologiques
Il est donc possible de définir l’addiction comme :
- l’impossibilité répétée de contrôler un comportement
- la poursuite d’un comportement en dépit de la connaissance de ses conséquences négatives.
emprunté sur le site de l'amgt62 (Association des Médecins Généralistes et Toxicomanies du 62
06 novembre 2005
A BOUT DE SOUFFLE
L'argent et moi, quelle énigme et quelle souffrance! L'idée de créer un blog relatant mes relations ( désastreuses), à l'argent,sans exhibitionisme malsain, me taraude depuis un certain temps; parce que je me dis que je ne suis certainement pas le seul à connaître ce genre de problèmes! Peut-être que d'en parler, m'aidera à y voir plus clair et cela peut peut-être en aider d'autres.
J'ai toujours entretenu un rapport difficile avec l'argent. Depuis mon entrée dans la vie "active", j'ai cumulé un certain nombre de jobs, avec à la clé, parfois des salaires minables, parfois des rémunérations enviables. Parallèlement j'ai accumulé tout ce temps des dettes. En fait toute mon énergie disponible durant tout ce temps aura été employée à régler des dettes. J'ai travaillé comme un fou ( que je suis sûrement quelque part), travaillant parfois au black pour payer mes dettes... Une fois celles-ci réglées, j'en crée d'autres.
En réalité, je suis une véritable machine à faire des dettes!Je me suis bien vite rendu compte que mon problème était bien plus un problème psychologique, voire psychiatrique, qu'un problème économique. J'ai consulté différents psys, j'ai expérimenté des thérapies, j'ai adhéré à différentes associations, le résultat jusqu'à aujourd'hui aura été :NUL ! Même si j'ai réduit le montant de mes dettes, de nouvelles sont en cours. Le pire, et souvent le plus difficile à comprendre pour moi et pour les autres est qu'il ne me reste absolument rien de ces dettes! Si encore , ça avait été pour acheter une maison, un appartement, une voiture, créer une entreprise, que sais-je encore?En fait l'essentiel de mes dettes aura été consacré à gérer le quotidien, à vouloir aussi prétendre avoir plus d'argent que je n'en n'avais en réalité, plus quelques menus extras. Rien d'excentrique! Que quelques vêtements, des cadeaux, quelques voyages! Rien que des affligeantes banalités. Aux States, on appelle çà : underearning. C'est pas très facile à traduire, mais en gros cela veut signifie : ne jamais gagner suffisemment d'agent, même pour faire face aux réalités du quotidien, et celà quelque soient son niveau social, culturel et professionnel.
Mes proches qui connaissent mes problèmes disent souvent: " On ne comprend pas, tu es pourtant intelligent!!". Comme m'ont expliqué des psys, c'est du pur névrotique: Névroses de l'echec dû, bla, bla, bla. C'est un comportement pathologique quoi! Mais à l'inverse d'autres pathologie du même genre, à part une écoute compassionnelle, il n'y a pas vraiment de solutions pratiques et concrètes pour gérer le quotidien. Pour d'autres "maladies", on prend en charge, on accorde du repos, pour prendre un peu de recul. Mais en l'occurence dans ce type de pathos, pas de trève, le créancier est là et guette à la porte;
Je me demande si il y a une solution humaine à mon problème. Peut-être y a t'il une solution divine alors? En tous cas, si Dieu existe, qu'il ne tarde pas à se manifester, parce que je suis à bout! A bout de pansements sur jambes de bois! A bout de souffle tout simplement!




